12 conseils pour écrire votre premier roman (1ère partie)

Vous avez une idée de roman, mais vous ne connaissez rien au monde du livre ? Un auteur confirmé vous livre 12 conseils pour réussir vos débuts dans cet univers.

1 : Analyser vos motivations

Demandez-vous si le livre que vous avez en tête vaut vraiment le coup d’être écrit. « Pourquoi ? » est LA seule question qui vaille à ce stade. Alors, ce roman, est-ce pour laisser un héritage à vos enfants ? Pour raconter aux gens comment vous avez surmonté les coups du sort ? Pour leur raconter comment vous avez réglé vos conflits familiaux ? Exemples de mauvaises raisons : afin de se faire de l’argent rapidement ; afin de se venger d’un(e) ex ; afin de surfer sur une mode (d’ici à ce que vous ayez fini votre roman, il est probable que celle-ci soit passée…).

2 : Soyez réaliste

Il est très rare – et c’est un euphémisme – qu’un nouvel écrivain reçoive une avance de 200 000 € pour un premier roman. Plutôt que de compter sur un miracle de ce type, gardez raison. Ne quittez pas votre emploi si vous en avez un. Vous en aurez besoin pour payer les factures, le temps de finir votre livre – ce qui peut prendre un, deux ou trois ans. Quant à l’avance que vous recevrez, utilisez-la pour embaucher un correcteur ou quelqu’un qui vous aidera à faire vos recherches.

3 : Documentez-vous

Quel type de livre cherchez-vous à écrire ? Des mémoires ? Un livre confession ? Un roman policier ? Une histoire d’amour ? Un conte pour enfants ? Dans tous les cas, imprégnez-vous des classiques du genre. Non pas pour les copier, mais pour identifiez les codes. Libre à vous, ensuite, de les suivre, ou de les faire évoluer.

Faites des recherches aussi pour tout ce qui concerne l’action de votre roman. Les recherches vous permettront d’atteindre un degré de réalisme qui ne vous serait pas accessible autrement. Exemple : vous décidez que votre héros principal est un ancien alcoolique sur le chemin de la sobriété. Il est très intéressant d’assister à une réunion des alcooliques anonymes, afin de savoir comment elle fonctionne.

4 : Faites de l’écriture de votre livre une priorité

Votre roman doit devenir une véritable obsession. Vous ne devez penser qu’à votre livre, rien qu’à votre livre, juste à votre livre – sans pour autant négliger votre vie en dehors de l’écriture. Si vous manquez de discipline, rejoignez un atelier : il vous donnera un cadre, vous forcera à vous fixer des échéances régulières.

5 : Ecrivez un roman, plutôt qu’un recueil de nouvelles

De nos jours, il est quasiment impossible de vendre un recueil de nouvelles à un (gros) éditeur, a fortiori quand on débute dans le métier. Mieux vaut privilégier la forme romanesque, plus longue, mais plus facilement vendable. Si vous êtes attaché à l’une de vos nouvelles, vous pouvez par exemple essayer de l’étoffer pour en faire un roman.

6 : Terminez votre livre avant de le proposer à un éditeur

Il est rare qu’un éditeur achète un manuscrit si celui-ci n’a pas été écrit entièrement. C’est encore plus vrai, bien évidemment, quand il s’agit d’un auteur inconnu, qui cherche à faire publier son premier roman.

Susan Shapiro est une écrivaine américaine. Elle anime aussi un atelier d’écriture à New York. Elle a publié huit livres : des romans (notamment comiques), mais aussi des mémoires et des ouvrages didactiques sur l’écriture.

(d’après Susan Shapiro, Writer Mag, 11/04 ; photo : © mast3r – Fotolia.com)

Publié le 18 août 2012 dans Conseils, Conseils d'écriture.
  1. Merci pour le partage , on a désespérément besoin de conseils à ce niveau ;) Pour l’instant mon roman est toujours au stade zéro j’essaye de diversifier mes lectures avec différents genre thriller, policier,…Ainsi quand je commencerai à écrire ça sera d’un coup sans hésitation et je suivrai mon idée jusqu’au bout.

  2. Dimitri

    Moi j’ai 14 et depuis peut j’ai toujours rêver d’avoir un frère jumeaux et que la magie existe alors j’ai décider d’écrire un roman quand j’avais 12 j’ai commencer a en écrire un autre mais je l’ai abandonné j’ai toujours le brouillon qui sait sa peut servir et mon histoire cela fait trois mois que je chercher comme sa commencer et la depuis 5 jour j’ai écrit 3 pages mais j’ai remarquer qu’il vaut mieu écrire 3page en 5 jour que écrire en 1mois un roman de je ne sais combien de pages et qui ne ressemble à rien puis moi sa m’aide a partir loin dans mon monde a ne plus penser à rien d’autre qu’à cette vie que j’aurai voulu avoir et que jecrit

  3. Elisa

    Mélissa, je ressens exactement la même chose, car j’ai 14 ans et j’écris depuis deux ans. je te donne un conseil, ne t’occupe pas de ce que les autres peuvent te dirent et vis ta vie ! ils ne savent sûrement pas le travail que ça demande pour nous. Alors je t’encourage vivement à continuer cette passion et à ne pas écouter les autres
    (sauf pour des remarques justifiés bien sûr !!! ; ) )

  4. Mélisssa

    je ne suis qu’une enfant et j’écris depuis cinq mois ma deuxième histoire (mais ma vrai première) je me sens emportée par les mots je veux aller plus vite que la musique. Mais, je sais me calmer. Je passe 2 à 5 heures sur mon histoire par semaine dans l’idée de pouvoir l’envoyer à ma meilleure amie. C’est grâce à elle que je continue d’écrire.
    Mais j’aimerais savoir, comment une enfant de 13 ans pourrais-être prise au sérieux avec un livre qu’elle a écrit ? j’aurais besoin de réponse aidez moi .

  5. Lola

    Je pense que cet article ne présente pas comment écrire un roman … il présente plutôt l’attitude à prendre par rapport à l’écriture du livre. Le titre est de mon avis assez mal choisit par rapport au contenu

  6. Emma

    Oui, mais comment faire si nous sommes jeune genre entre 10 et 15 ans? et qu’on a pas de boulot?

  7. Julien

    Il me fait sourire cet article… Toutes ces mauvaises raisons…
    L.F. Céline s’est lui même décidé d’écrire parce qu’il voulait s’acheter une maison avec l’argent de ses bouquins… Encore heureux qu’il a écouté sa « mauvaise raison ».

    C’est vrai que rêver de se faire de l’argent avec un bouquin, en règle général, c’est illusoire. Mais il n’y a pas de « mauvaises » raisons, pour la simple raison qu’il n’y en a jamais une de « bonne » pour quelqu’un que de se poser devant une feuille blanche ou un ordi et de voir s’envoler 10 000 heures de sa vie pour un bouquin…

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